
05 Mar Restaurer les forêts, faire revivre les espèces menacées dans le Chocó équatorien (Phase 2)
Restaurer les forêts, faire revivre les espèces menacées du Chocó équatorien : reboisement informé par la science et conservation communautaire (Phase 2)
Partenaire: Fundación para la Conservación de los Andes Tropicales (FCAT)
Période: 2025-2028, Phase 2
Ce projet mené par la Fundación para la Conservación de los Andes Tropicales (FCAT) vise à restaurer 122 hectares de forêt tropicale dégradée dans la région du Chocó, au nord-ouest de l’Équateur, en mettant l’accent sur la conservation de Cedrela angusticarpa (qui n’a pas encore été officiellement évalué par la Liste rouge de l’UICN, mais qui devrait être classé comme « En danger critique d’extinction ») et de 15 autres espèces menacées.

Cedrela angusticarpa
Ce projet s’appuie sur une première phase couronnée de succès. FCAT utilise une approche scientifique qui favorise la régénération naturelle et plante également 6’000 arbres sur 116 îles de restauration et 80 fermes agroforestières dans le corridor biologique Bilsa-FCAT Cube, dont environ 3’800 spécimens d’arbres menacés. Toutes les graines proviennent de populations sauvages locales afin de préserver l’intégrité génétique et d’assurer l’adaptation écologique.
Le projet intègre un suivi écologique participatif mené par des jeunes locaux, qui documentent la dynamique de survie et de recrutement afin d’orienter les pratiques de restauration adaptatives. FCAT forme les agriculteurs et les propriétaires fonciers à la propagation des graines et au suivi des arbres, renforçant ainsi les capacités de conservation à long terme.
Les résultats et les meilleures pratiques sont diffusés par le biais d’ateliers, de publications et d’un sommet régional de l’Alliance du Chocó, qui favorise la collaboration entre les ONGs, les universités et le ministère de l’Environnement. En outre, FCAT coorganise un événement à Quito avec d’autres organisations impliquées dans la conservation des arbres et les partenaires de la Fondation Franklinia afin d’étudier la possibilité d’intégrer les espèces d’arbres menacées dans la définition des zones clés pour la biodiversité (KBA) et de promouvoir la collaboration avec le Groupe de spécialistes des plantes de l’Équateur.
En combinant la science écologique et l’autonomisation des communautés, cette initiative contribue au Plan national de restauration forestière de l’Équateur (2019-2030) et offre un modèle évolutif pour la restauration des forêts dans l’une des zones les plus menacées au monde en termes de biodiversité.
Parmi les autres espèces qui bénéficieront de ce projet, on peut citer : Aspidosperma pichonianum (VU), Browneopsis disepala (EN), Clavija parvula (CR), Connarus ecuadorensis (CR), Gonzalagunia dodsonii (VU), Gustavia serrata (EN), Handroanthus chrysanthus (VU), Hernandia lychnifera (EN), Mosannona pacifica (EN), Pouteria capacifolia (EN), Simira standleyi (EN), Swartzia littlei (EN).
