
06 Mar Les gardiens des arbres dans le corridor biologique Paso de las Nubes, au Costa Rica
Les gardiens des arbres : conservation des espèces d’arbres menacées et restauration écologique dans le corridor biologique Paso de las Nubes, au Costa Rica
Partenaire: Pronatura Agathos Costa Rica Association (Agathos)
Période: 2025-2028
Le corridor biologique Paso de las Nubes (CBPN), situé dans le centre-nord du Costa Rica, est soumis à des pressions croissantes dues à la déforestation, à la fragmentation du paysage et à la dégradation des habitats. Ces changements menacent la connectivité écologique et certains services écosystémiques essentiels tels que la régulation de l’eau, la conservation des sols et la séquestration du carbone.

Quercus insignis
Agathos, en collaboration avec des partenaires locaux et techniques, met en œuvre un projet de 36 mois visant à améliorer la résilience écologique et la connectivité du CBPN, en mettant fortement l’accent sur la conservation et la restauration des espèces d’arbres indigènes menacées. Une liste préliminaire de 22 espèces d’arbres indigènes, classées comme « En danger critique d’extinction » (CR), « En danger » (EN) et « Vulnérables » (VU) par la Liste rouge de l’UICN, a été identifiée comme cible de conservation de ce projet : Arachnothryx chaconii (EN), Beilschmiedia tilaranensis (EN), Clethra talamancana (EN), Cupania grandiflora (EN), Cupania moralesii (EN), Dalbergia ruddiae (EN), Eugenia belloi (EN), Guarea inesiana (CR), Haydenoxylon haberianum (EN), Inga stenophylla (EN), Licaria brenesii (EN), Lonchocarpus monteviridis (VU), Meliosma subcordata (EN), Mespilodaphne morae (EN), Myrcia monteverdensis (EN), Persea brenesii (VU), Pleurothyrium guindonii (EN), Pleurothyrium palmanum (VU), Plinia nicaraguensis (EN), Quercus insignis (EN), Sciodaphyllum institum (EN), Weinmannia vulcanicola (EN).
La stratégie du projet comprend (i) l’identification et la hiérarchisation de cinq sites de restauration critiques à l’aide d’outils géospatiaux et d’approches participatives ; (ii) le renforcement des capacités locales grâce à des modules de formation technique, à la surveillance phénologique et à des pépinières communautaires ; et (iii) la mise en œuvre d’activités de restauration sur environ 72 hectares, y compris des zones de protection de l’eau (sources et zones riveraines), avec des systèmes de surveillance écologique en place pour évaluer l’efficacité.
Cette initiative contribue à la restauration de la biodiversité, à l’amélioration de la connectivité des habitats et à l’atténuation du changement climatique, tout en donnant aux acteurs locaux les moyens de maintenir des efforts de conservation à long terme dans l’ensemble du corridor.
